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Introduction
Le spina bifida est un défaut congénital
se caractérisant par la formation incomplète de la
moëlle épinière et des structures la protégeant.
Ce défaut survient durant le premier mois de la grossesse
et est associé à une série de malformations
(Tableau 1), dont la plus fréquemment observée est
la myéloméningocèle, une protrusion en forme
de sac (ou “vessie”) contenant du tissu nerveux exposé
non recouvert de peau. Le nom de spina bifida provient de la fermeture
incomplète de certains os de l’épine dorsale
(spina).
| Tableau
1. Types de Spina Bifida |
| Type |
Désordre |
Caractéristiques |
Aperta
Protrusion en forme de sac avec ou sans éléments
neuraux
Possibilité de déficience neurologique progressive
due à la moëlle attachée |
Myéloméningocèle |
Lésion de la ligne médiane
contenant le liquide céphalorachidien (LCR), les méninges
et des éléments de la moëlle épinière
Tissu nerveux exposé non recouvert de peau |
| Méningocèle |
Sac herniaire
comportant LCR, méninges et peau |
| Lipomyéloméningocèle |
Masse lipomateuse,
généralement recouverte de peau, qui s’étend
jusqu’à la moëlle épinière |
|
Occulta avec défect
du tube neural
Altérations de la peau dans la région sacro-coccygienne
dans 80% des cas (touffes de poils, angiomes ou masses sous-cutanées)
Possibilité de déficience neurologique progressive
avec la croissance |
Diastématomyélie |
La partie
caudale de la moëlle épinière est divisée
en deux
Les segments sont le plus souvent séparés par
un éperon osseux ou cartilagineux |
| Moëlle attachée |
Cône
médullaire et filum terminal épais et fixés
à la structure osseuse |
| Sinus dermique |
Fistule
épitéliale qui s’étend de la surface
cutanée à des tissus plus profonds
Possibilité de communication avec l’espace subdural
avec risque de méningite |
|
| Occulta sans défect du tube neural
|
Spina bifida occulta |
Fístule épitéliale
qui s’étend de la surface cutanée à
des tissus plus profonds
Possibilité de communication avec l’espace subdural
avec risque de méningite |
|
Manifestations Cliniques
Les manifestations cliniques les plus fréquentes
de la myéloméningocèle sont : paralysie des
membres inférieurs, troubles de la sensibilité cutanée,
ulcères cutanés de pression, absence de contrôle
urinaire et fécal, déformations musculo-squelettiques.
Pour les autres types de spina bifida, ces manifestations varient
en fonction du degré et du niveau d’atteinte des structures
nerveuses.
Causes
Le défaut apparaît
comme la conséquence de l’association de facteurs génétiques
et environnementaux: carence maternelle en folates (forme naturelle
de l’acide folique) et en zinc, diabète, consommation
d’alcool durant les trois premiers mois de la grossesse.
Incidence
Aux États-Unis,
l’incidence est estimée à 1 pour 1000 nouveaux-nés.
Il n’existe pas de données statistiques sur ce point
au Brésil. Au cours des dix dernières années, 3751 enfants atteints de spina bifida ont été pris en charge en réadaptation au sein du Réseau SARAH.
Risque de Récurrence
Chez un couple ayant un enfant souffrant de spina
bifida, le risque de récurrence est de 1 à 5 pour
cent. Pour un adulte porteur de spina bifida, la probabilité
de récurrence chez l’un de ses enfants est également
de 1 à 5 pour cent. Si les deux parents sont atteints, la
probabilité qu’ils donnent naissance à un enfant
porteur de la maladie s’élève à 15 pour
cent.
Prévention
Diverses études montrent que l’acide
folique (une vitamine B) joue un rôle important dans la réduction
de l’apparition de tous les types de spina bifida. C’est
pourquoi l’Association Américaine de Spina Bifida recommande
l’administration orale de 0,4mg d’acide folique par
jour à toutes les femmes en âge de procréer
et 4mg par jour à celles qui présentent un risque
accru de spina bifida, le traitement devant commencer de un à
trois mois avant le début de la grossesse et être maintenu
durant tout le premier trimestre de celle-ci. L’acide folique
se trouve normalement dans les produits polyvitaminiques et les
aliments riches en folates, tels que : légumes verts (épinards,
brocolis), haricots secs, fruits citriques, foie, noix et aliments
intégraux. Stockage et cuisson détruisent les folates,
faisant de l’apport complémentaire le moyen de prévention
le plus sûr.
Traitement de la Myéloméningocèle
Dès la naissance, l’enfant doit être
maintenu en décubitus ventral et la lésion doit être
recouverte de compresses non adhésives, appliquées
délicatement et imbibées de sérum physiologique,
afin d’éviter le dessèchement. Si l’enfant
doit être transporté, il convient de prévoir
une protection spéciale isolant la plaque neurale recouverte
de cette compresse du contact avec toute autre superficie. La fermeture
de la myéloméningocèle doit être opérée
de préférence au cours des premières 24 heures,
le traitement chirurgical visant avant tout à réduire
le risque d’infection et à préserver la fonction
nerveuse.
Hydrocéphalie
La fermeture de la myéloméningocèle
a pour effet, chez la majorité des enfants, d’augmenter
le volume de liquide céphalorachidien (LCR) dans les cavités
cérébrales (hydrocéphalie). Le LCR est le liquide
qui circule entre le cerveau et les os du crâne, dans les
cavités cérébrales et le canal médullaire,
et sert à nourrir et protéger le cerveau et la moëlle
épinière. L’abondance de LCR provoque la dilatation
des cavités cérébrales, qui font alors pression
sur le tissu cérébral. Chez les enfants dont la fontanelle
est ouverte, la pression élevée entraîne une
augmentation du périmètre crânien.
Parmi les troubles associés à la
myéloméningocèle (Tableau 2), l’hydrocéphalie
est celle qui se manifeste le plus précocement et dont le
traitement exige, presque toujours, une intervention chirurgicale.
La caractéristique clinique principale, durant les premiers
mois de vie, est l’augmentation du volume crânien, vérifiée
par des mesures hebdomadaires, voire quotidiennes, du périmètre
crânien reportées sur des graphiques appropriés.
L’ultrasonographie est un examen facile à réaliser
sur un enfant dont la fontanelle antérieure est ouverte.
Elle permet d’observer la dilatation des ventricules (cavités
cérébrales) et des anomalies telles que la malformation
d’Arnold Chiari. Lorsqu’un développement anormal
du crâne est dépisté, l’enfant doit être
examiné sans délai par un neurochirurgien.
| Tableau
2. Handicaps Associés à la Myéloméningocèle |
Désordre |
Caractéristiques |
| Hydrocéphalie |
Augmentation anormale du périmètre
céphalique et de la pression intracrânienne associée
à un déclin intellectuel
Peut exister à la naissance, mais apparaît plus
fréquemment après fermeture de la myéloméningocèle
Environ 90% des enfants porteurs de myéloméningocèle
développent une hydrocéphalie
Plus la lésion médullaire est haute, plus important
est le risque |
Malformation d’Arnold-Chiari
|
Herniation des amygdales du cervelet, du
vermis cérébelleux, d'une partie du quatrième
ventricule et de la portion inférieure de la moëlle
oblongue vers l'intérieur du canal vertébral
Présente chez presque tous les enfants porteurs de myéloméningocèle
et principale cause d’hydrocéphalie chez ces enfants
Strabisme, respiration bruyante, crises d’apnée,
troubles du sommeil, troubles de l’alimentation et anomalies
fonctionnelles des membres supérieurs suggèrent
une malformation d’Arnold-Chiari symptomatique |
| Moëlle Attachée |
Élongation mécanique de la
moëlle épinière provoquant un déficit
neurologique progressif
Peut engendrer des troubles sensitifs et moteurs, de la fonction
vésicale, ainsi que le développement ou l’aggravation
de déformations telles que pied bot varus équin,
pied valgus et scoliose |
| Syringomyélie |
Accumulation de LCR dans des cavités
intramédullaires
Peut être secondaire au dysfonctionnement du système
valvulaire ou à la malformation d’Arnold-Chiari
Peut causer l’apparition de scoliose, faiblesse musculaire
cervicale et des mains, ou douleur lombaire |
Le traitement chirurgical
consiste à installer une dérivation ventriculo-péritonéale
(tube long et flexible relié à une valve). Ce système
permet de drainer l’excès de LCR des ventricules vers
la cavité péritonéale (espace entre l’abdomen
et les organes digestifs) où il est réabsorbé.
Certains enfants, porteurs d’une anomalie
discrète de l’absorption du LCR peuvent ne pas développer
d’hydrocéphalie symptomatique durant des mois, voire
des années. Chez les enfants plus âgés, des
changements tels que troubles de la personnalité, du langage,
du rendement scolaire, maux de tête fréquents, convulsions,
strabisme ou diminution de l’acuité visuelle suggèrent
une hydrocéphalie, ou une obstruction du système valvulaire
pour ceux préalablement opérés.
Le mauvais fonctionnement du système valvulaire
se produit relativement fréquemment, suite à l’obstruction,
au débranchement, à la migration du cathéter
ou à sa longueur inadaptée suite à la croissance
de l’enfant. L’infection est la principale cause de
dysfonctionnement du système. Elle se manifeste généralement
par des symptômes tels que fièvre, irritabilité
ou léthargie (état d’apathie ou sommeil profond).
La confirmation diagnostique est faite par examen du LCR recueilli
dans le système valvulaire. Les ponctions lombaires peuvent
être négatives, même en présence d’infection.
Les examens par imagerie (radiographies de la tête, du cou,
du thorax, de l’abdomen et du pelvis), permettent d’examiner
le trajet du cathéter. En présence de douleur abdominale,
l’ultrasonographie peut faire apparaître des collections
de LCR intra-abdominales. Si nécessaire, il conviendra de
réaliser un scanner, en vue d’observer les cavités
ventriculaires et l’implantation du système.
Niveau Fonctionnel
La moëlle épinière est organisée
en segments sur toute sa longueur. Les racines nerveuses de chaque
segment sortent de la moëlle pour innerver des régions
bien précises du corps. Les segments de la moëlle cervicale
(C1 à C8) contrôlent les mouvements de la région
cervicale et des membres supérieurs ; les thoraciques (T1
à T12) contrôlent la musculature du thorax, de l’abdomen
et une partie des membres supérieurs ; les lombaires (L1
à L5) contrôlent les mouvements des membres inférieurs
; et les segments sacrés (S1 à S5) contrôlent
une partie des membres inférieurs, ainsi que le fonctionnement
de la vessie et des intestins. Dans le cas de spina bifida, la moëlle
épinière et les racines nerveuses n’étant
pas formées de façon appropriee, les nerfs correspondants
peuvent être dans l’incapacité de contrôler
les muscles, provoquant des paralysies. Il est convenu de parler
de paralysie haute lorsqu’elle est occasionnée par
un défaut médullaire commençant au niveau des
segments thoraciques ou lombaires hauts (L1-L2) ; de paralysie intermédiaire
lorsque provoquée par le segment lombaire moyen (L3) et de
paralysie basse dès lors que sont impliqués les segments
lombaires bas (L4-L5) ou sacrés. La position des racines
motrices lésées dans la moëlle est appelée
niveau moteur (Tableau 3) et sa définition est importante
pour la classification fonctionnelle et le suivi. Des modifications
du niveau moteur peuvent suggérer une progression neurologique.
| Tableau
3. Évaluation du Niveau Moteur |
Niveau |
Muscle |
Mouvement |
Test |
| L1-L2 |
Psoas |
Flexion
de la hanche |
Lever le
genou en position assise |
| L3-L4 |
Quadriceps |
Extension
de la jambe |
Taper dans
un ballon en position assise |
| L5-S1 |
Flexeurs
du genou |
Flexion
du genou |
Fléchir
la jambe en position de pronation |
| L4-L5 |
Tibial
antérieur |
Flexion
dorsale du pied |
Marcher
sur les talons |
| S1-S2 |
Mollet |
Flexion
plantaire du pied |
Marcher
sur la pointe des pieds |
PROBLÈMES ASSOCIÉS
L’association anomalie de la moëlle
épinière et hydrocéphalie entraîne des
problèmes secondaires, de gravité variable en fonction
du niveau lésionnel et du degré de l’atteinte
neurologique.
Vessie Neurogène
La vessie neurogène provoque généralement
des fuites constantes d’urine chez les enfants, qui ne parviennent
bien souvent pas à vider entièrement la vessie. L’accumulation
d’urine facilite l’apparition et la multiplication de
bactéries. Un affaiblissement des défenses naturelles
de la vessie peut se traduire par une infection urinaire. Les principales
manifestations d’infection urinaire sont : altération
de l’aspect de l’urine, fièvre, modification
de l’appétit et, parfois, douleur lombaire. Chez certains
enfants, la vessie neurogène peut provoquer un reflux de
l’urine de la vessie vers les reins et des infections récurrentes
associées à un reflux peuvent, à terme, engendrer
de graves problèmes rénaux.
La fonction première de la vessie est d’emmagasiner
l’urine produite par les reins et d’éliminer
cette urine lorsque sa capacité est atteinte. Normalement,
la vessie et l’urètre fonctionnent en synergie, c’est-à-dire
que, durant le remplissage, la musculature de la vessie est détendue
pour recevoir l’urine provenant des reins, tandis que le muscle
du sphincter de l’urètre est contracté, afin
d’éviter la sortie de l’urine accumulée
dans la vessie. A contrario, lorsque la vessie se contracte pour
éliminer son contenu, le sphincter se détend pour
permettre l’élimination de l’urine. L’absence
d’intégration entre ces diverses phases engendre ce
qu’il est convenu d’appeler une dyssynergie vésico-sphynctérienne,
une situation propice aux complications. Si la vessie et le sphincter
se contractent simultanément, la musculature de la vessie
doit produire un effort beaucoup plus grand pour parvenir à
vaincre la résistance du muscle de l’urètre.
Avec le temps, cet effort engendre un affaiblissement de la paroi
vesicale et la formation de diverticules accumulant de l’urine
résiduelle, diminuant la résistance aux infections
et favorisant la formation de calculs ainsi que le reflux de l’urine
de la vessie vers les reins, menaçant la fonction rénale.
Il peut, par ailleurs, se produire que le sphincter urétral
soit incapable de retenir l’urine accumulée dans la
vessie, qui s’échappe alors par fuites constantes,
aggravées par l’effort. On parle, dans ce cas, d’incontinence.
Un traitement adéquat de la vessie neurogène
exige un bon diagnostic du fonctionnement de la vessie et de l’urètre.
La vessie peut être spastique et petite ou flasque et grande,
en fonction du niveau lésionnel (Tableau 4). Dans les deux
cas, se produisent des fuites urinaires. Des tests d’imagerie
(Tableau 5) et une étude urodynamique complètent utilement
le diagnostic. L’étude urodynamique enregistre le comportement
de la vessie durant les phases de remplissage et d’évacuation,
indique la pression intravésicale, la pression d’expulsion,
le flux et l’éventuelle présence de dyssynergie.
Ces paramètres permettent de définir
traitement et suivi. Des examens de médecine nucléaire
(scintigraphie rénale ou cystographie isotopique) sont pratiqués
dans des situations particulières, lorsqu’il s’agit
d’analyser en détail la fonction rénale ou lorsque
l’enfant est allergique au contraste utilisé pour certains
examens radiologiques. Des examens de laboratoire, tels qu’analyse
d’urine, clairance de la créatinine ou dosage de la
cystine permettent de détecter une infection ou d’évaluer
la fonction rénale et doivent être réalisés
périodiquement, en fonction des besoins.
| Tableau
4. Classification de la Vessie Neurogène |
| Type |
Physiopathologie |
Caractéristiques |
Spastique
(Hyperréflexie) |
Lésions au-dessus du
niveau T12 ou du cône médullaire préservant
les réflexes médullaires concernant la vessie |
Capacité faible
Contractions involontaires rythmiques (hyperrréflexie)
non effectives
Grande tendance au reflux vésico-urétéral
avec augmentation du volume des reins (hydronéphrose) |
Flasque
(Aréflexie) |
Lésions au niveau de
L1 ou en-dessous, y compris cône médullaire et
queue de cheval
Les neurones moteurs liés au fonctionnement de la vessie
sont détruits
|
Absence de contraction
Paroi vésicale distendue
Volume résiduel augmenté
Pression vésicale non augmentée
Infections fréquentes causées par la difficulté
d’évacuation |
| Tableau 5.
Tests d’Imagerie pour l’Examen des Voies Urinaires |
Ultrason |
Urètrocystographie |
Urographie
de visualisation de la fonction excrétoire |
Scanner |
IRM |
Le traitement de la vessie neurogène vise
essentiellement à assurer la continence urinaire, éviter
les infections et préserver la fonction rénale, en
améliorant le pronostic et en favorisant l’intégration
sociale. Une bonne évacuation est l’arme principale
contre les complications et la méthode d’évacuation
la plus utilisée est le cathétérisme intermittent.
La technique en est simple et peut sans problème être
enseignée aux parents ou à l’enfant lui-même,
en fonction de son âge et de son niveau cognitif. Le cathétérisme
consiste à introduire un cathéter (tube) propre dans
l’urètre, pour vider la vessie toutes les trois ou
quatre heures, durant la journée. Si les fuites persistent,
malgré un cathétérisme correct, il existe des
médicaments qui influent sur la contraction ou la relaxation
de la vessie ou de l’urètre et qui, associés
au cathétérisme, vont améliorer les conditions
d’emmagasinage et d’évacuation de l’urine.
L’administration de ces médicaments peut se faire par
voie orale ou, parfois, directement dans la vessie. Lorsque la réponse
au traitement clinique de l’incontinence est insuffisante,
une intervention chirurgicale peut s’avérer utile.
Intestin Neurogène
L’atteinte de la continuité des nerfs
est également à l’origine de dysfonctionnements
du contrôle intestinal. Les lésions hautes engendrent
essentiellement une inactivité de la paroi intestinale et
les lésions plus basses, l’incontinence. En d’autres
termes, les enfants en fauteuil roulant ont davantage tendance à
souffrir de constipation chronique et les enfants uniquement paralysés
des pieds d’élimination accidentelle de selles. Ces
dysfonctionnements doivent être traités de manière
appropriée, mais la conduite à adopter dépendra
dans chaque cas du type de désordre observé (Tableau
6).
| Tableau
6. Désordres du Sphincter Anal et Spina Bifida |
Type |
Physiopathologie |
Caractéristiques |
| Spastique
Réflexe cutané anal présent
|
Lésions au-dessus de
L2-L3
Blocage du contrôle des neurones moteurs supérieurs
Établissement d’un arc réflexe spastique
au-dessous du blocage |
Relaxation normale
du sphincter interne
Sphincter externe spastique maintenant l’anus fermé
Le bol fecal remplit le rectum jusqu’à ce que le
péristaltisme force la résistance et l’expulse
en partie
Certains patients sont capables de sentir le péristaltisme
rectal (prédéfécation)
Tendance à la constipation, mégacôlon et
diarrhée paradoxale
Perte de sensation de prédéfécation en
cas de surdistension du rectum |
| Hypotonique avec obstipation
Réflexe cutané anal absent
|
Plus fréquemment associé
à des lésions sacrées basses
Lésion des neurones moteurs et sensitifs inférieurs
avant leur entrée dans la moëlle
Perte d’innervation autonome du rectum |
Sphincter anal
externe faible ou absent
Cryptes muqueuses rectales profondes facilement visibles
La paroi du rectum forme des plis (en accordéon) produisant
un effet valvulaire avec obstruction au-dessus de cette anomalie
(sentie au toucher rectal).
Absence de sensation de prédéfécation car
le rectum ne se remplit pas |
| Hypotonique avec défécation
fréquente |
Lésions sous L2-L3
Atteinte du neurone moteur inférieur
Le plexus autonome de l’arc réflexe anorectal peut
être intact ou lésé |
Sphincter externe
faible avec élimination fréquente de masses fécales
de volume réduit
Sphincter interne normal ou faible
Cryptes muqueuses rectales profondes facilement visibles
Tout effort qui augmente la pression intra-abdominale provoque
l’élimination des selles présentes dans
le rectum
Absence de sensation de rectum plein et de prédéfécation |
Durant les premières années de vie,
l’incontinence fécale n’est pas extrêmement
préoccupante, mais il importe de veiller à ce que
les selles aient une consistance normale. Lorsque l’enfant
atteint l’âge de deux à trois ans, doit commencer
l’entraînement au contrôle des selles dont les
principaux objectifs sont de prévenir la constipation et
la diarrhée et de contrôler l’incontinence.
La constipation est l’accumulation de selles
dans le côlon (segment du gros intestin). La coprostase est
une constipation grave, à l’origine d’une dilatation
du côlon. Lorsque le côlon est dilaté, s’observe
une diarrhée de « bypass » (selles liquides alternant
avec des selles semi-liquides). La constipation peut évoluer
en impactation, qui consiste en l’accumulation de selles durcies
dans le côlon, provoquant une obstruction, et se manifeste,
sur le plan clinique, par vomissements, douleur et distension abdominales.
Il convient donc de diagnostiquer et de traiter la constipation
avant qu’elle n’engendre une dilatation du côlon.
Outre les anomalies des sphincters, d’autres
facteurs, tels qu’une faible ingestion de liquides, une consommation
importante de lait ou de produits lactés et une activité
physique réduite peuvent contribuer au développement
de la constipation chez l’enfant atteint de spina bifida.
Le meilleur traitement est une alimentation équilibrée
si le côlon n’a pas encore souffert de dilatation. En
fonction du niveau lésionnel (Tableau 6), un bol fécal
volumineux stimule la sensation de prédéfécation.
Des aliments riches en fibres, comme farine intégrale, riz
intégral, avoine, cacahuètes, noix de cajou, haricots
secs, lentilles, petits pois, maïs et mangue, qui produisent
un bol fécal volumineux, sont à recommander. Les aliments
constipants tels que pain blanc, riz blanc, lait demi-écrémé,
oeuf dur, carotte cuite, pomme, banane et gélatine sont à
éviter. Le volume de liquide ingéré par 24h
est aussi important que le régime alimentaire et, bien souvent,
son observation suffit à elle seule à éliminer
la constipation.
En présence de mégacôlon,
le programme d’entraînement au contrôle fécal
doit être interrompu et remplacé par un reconditionnement
intestinal avec régime pauvre en résidus (biscuits
crackers, purée de pommes de terre, jus de fruits, poulet
et poisson), huile minérale par voie orale et en lavements.
Au bout de quatre à six semaines, le reconditionnement du
mégacôlon peut laisser la place au régime de
prévention de la constipation. Compte tenu du degré
de dilatation du côlon ou en l’absence de réponse
aux mesures initiales, il convient de faire examiner l’enfant
par un spécialiste en gastroentérologie infantile.
Les enfants non atteints de mégacôlon
ou qui en ont été préalablement traités,
suivant leur âge, peuvent entamer un entraînement au
contrôle fécal. L’évacuation doit se faire
à heure fixe, à un moment qui devra être établi
par la famille ou l’enfant lui-même, de préférence
environ 30 minutes après un repas renforcé. L’enfant
doit être mis sur le siège, pendant une dizaine de
minutes, hanches fléchies, cuisses faisant pression sur l’abdomen
et les pieds appuyés sur une surface solide. Si le tonus
anal est suffisant et si le régime alimentaire est approprié,
l’acquisition du contrôle fécal est pratiquement
assurée. Si les recommandations données s’avèrent
inefficaces, il est nécessaire d’avoir recours à
des laxatifs, à la stimulation digitale avec des gants, suppositoires
et lavements, toujours sous contrôle médical.
Ulcères de Pression
Chez la majorité des enfants, les surfaces
d’appui supportant le poids du corps telles que les pieds
et les fesses sont insensibles à la douleur et donc exposées
aux ulcères de pression. L’ulcère débute
par une lésion de tissu graisseux en forme de nodule dur,
sous une zone superficielle rougeâtre, généralement
située sur une protubérance osseuse ou une zone de
forte pression. Le traitement, à ce stade, consiste uniquement
à libérer cette zone de toute pression. Le pédiatre,
infirmier ou kinésithérapeute doit examiner régulièrement
les parties à risque du corps et conseiller les parents afin
qu’eux-mêmes puissent reconnaître les altérations
suggestives de l’imminence d’un ulcère. Une fois
ouvert l’ulcère, le traitement consiste en désinfection
et pansements périodiques. La lésion ne doit subir
aucune pression, aussi, de nombreux enfants souffrant d’ulcère
du périnée doivent rester couchés sur le ventre
durant plusieurs semaines. En cas de destruction de tissus profonds,
le traitement chirurgical est recommandé. La préparation
pré-opératoire inclut le traitement de l’infection
et l’apport de protéines, vitamines et minéraux
(fer et zinc). Les ulcères de la plante des pieds sont difficiles
à prévenir et à traiter. Ils commencent par
de petites ampoules. Dès la première observation,
l’enfant doit cesser d’utiliser ses attelles ou de prendre
appui sur le pied affecté jusqu’à complète
cicatrisation.
Problèmes Orthopédiques
Les déformations articulaires proviennent
du déséquilibre musculaire causé par les paralysies
totales ou partielles. Les chirurgies orthopédiques sont
recommandées dans certains cas, mais ne doivent être
indiquées que si elles visent une amélioration de
la fonction, comme par exemple faciliter la marche, la position
assise ou l’ajustement d’appareils orthopédiques.
Le pied bot s’observe chez les enfants au
niveau moteur lombaire moyen ou supérieur. De même
que pour le pied bot congénital, on fait précéder
la chirurgie par plusieurs applications successives de plâtres,
le traitement ayant pour objectif un pied plantigrade (prenant appui
sur la plante), auquel peut s’adapter une attelle. Des manipulations
douces visant à détendre la peau, les tissus mous
et les tendons du dessus du pied peuvent faciliter le traitement
chirurgical.
Les opérations chirurgicales au niveau
des genoux sont moins fréquentes. Les déformations
en extension peuvent généralement être compensées
par des applications successives de plâtres et des exercices
passifs. Des contractures importantes (supérieures à
30 degrés) peuvent empêcher l’usage d’appareils
longs et donc la déambulation.
Les enfants au niveau moteur lombaire haut ou
thoracique développent luxation ou contracture de la hanche.
Les avis divergent quant au traitement chirurgical de ces enfants,
mais il doit toutefois être envisagé dans les cas où
les déformations interdisent la déambulation ou la
position assise.
La scoliose peut être congénitale,
due à des malformations vertébrales ou secondaire
à un déséquilibre musculaire propre aux lésions
hautes, à la syringomyélie ou à la moëlle
attachée (Tableau 2). Il est important d’établir
un diagnostic causal correct avant la chirurgie de la scoliose,
afin d’éviter résultats non satisfaisants et
complications. En cas d’indication d’examen de la moëlle
épinière, l’IRM s’impose. Les corsets
n’empêchent pas la progression des courbures scoliotiques,
mais facilitent la position assise, spécialement chez les
enfants porteurs de lésions thoraciques hautes. En cas d’approche
chirurgicale, les meilleurs résultats sont obtenus par fusion
vertébrale postérieure et antérieure simultanée.
La paralysie fait que les enfants souffrant de
myéloméningocèle développent une ostéopénie
(diminution de la trame osseuse) avec risque de fractures pathologiques.
Comme ils sont insensibles à la douleur, ils marchent sur
les fractures où se forment des hématomes. À
ce stade, ils ont de la fièvre et le bilan clinique peut,
à tort, faire penser à une ostéomyélite.
Une radiographie simple de la zone affectée peut confirmer
le diagnostic de fracture.
Déficience Cognitive
Un certain nombre de stastistiques montrent qu’environ
65% des enfants porteurs de myéloméningocèle
et d’hydrocéphalie traitée chirurgicalement
ont une intelligence normale. Les autres 35% présentent une
déficience cognitive, légère dans la majorité
des cas. Ces chiffres doivent varier en fonction de la population
étudiée, car le déclin intellectuel est essentiellement
lié à l’hydrocéphalie. Les enfants opérés
précocement ont un meilleur pronostic cognitif. Les enfants
qui présentent la plus grave atteinte cognitive sont généralement
ceux qui n’ont pas été opérés,
dont le périmètre céphalique à la naissance
était bien supérieur à la normale ou qui ont
souffert une infection du système nerveux central.
Chez de nombreux enfants porteurs d’hydrocéphalie
et de déficience cognitive, on observe un comportement logorrhéique
pouvant donner l’impression fausse d’un développement
cognitif normal. Il est donc important que la déficience
cognitive soit détectée le plus précocement
possible, afin que le programme de stimulation soit élaboré
en fonction des besoins rééls de l’enfant, pour
lui permettre de meilleures performances à l’avenir.
Bien que la majeure partie des enfants atteints
de spina bifida ait une fonction intellectuelle normale ou proche
de la normale, nombreux sont ceux qui présentent des déficits
neuropsychologiques tels que troubles de la perception, de l’attention,
de la concentration, de la mémoire, du travail avec les nombres.
Par conséquent, les difficultés scolaires sont fréquentes
et exigent une attention et un suivi appropriés.
Allergie au Latex
De nombreux enfants atteints de spina bifida développent
une allergie au latex, au caoutchouc naturel se trouvant normalement
dans les ballons, les gants chirurgicaux et certains types de cathéters.
Les symptômes sont : larmoiement, coryza, sifflement dans
la poitrine et lésions rouges de la peau. Les enfants allergiques
au latex sont souvent également allergiques à la banane,
à l’avocat, à la pomme de terre, à la
tomate, au kiwi et à la papaye. Il convient donc, afin de
prévenir des réactions graves, d’utiliser ces
aliments avec prudence et d’éviter que l’enfant
entre en contact avec du latex.
Programme de Réadaptation
Tous les enfants porteurs de myéloméningocèle,
en raison de la lésion congénitale des nerfs et de
la moëlle, présentent une altération de la force
musculaire des membres inférieurs, avec, parfois, atteinte
de la musculature de l’abdomen et de la colonne vertébrale.
Pour ce qui concerne le traitement, parents et professionnels de
santé doivent savoir que l’amélioration de la
force des muscles ne dépend pas de la quantité ou
du type d’exercices que l’enfant réalise, mais
bien plutôt du degré et du niveau lésionnels
de la moëlle et des racines nerveuses. Plus l’altération
du mouvement sera réduite, plus grandes seront les chances
de fortifier les muscles. Il est, par ailleurs, impossible d’augmenter
la force de muscles atones ou très faibles.
C’est durant les trois premières
années de vie, et indépendamment du type d’exercices
et d’activités pratiqués par l’enfant,
que se produisent les principales modifications de la force musculaire.
C’est également durant cette période que l’enfant
se développe le plus et que les acquis moteurs, tels que
s’asseoir ou marcher à quatre pattes, dépendent
non seulement de la maturation du système nerveux central,
mais aussi de la force des muscles du tronc et des membres inférieurs.
Chez pratiquement tous les enfants porteurs de myéloméningocèle,
ces acquisitions se produisent plus lentement, principalement en
raison de la faiblesse musculaire et des déformations de
la colonne vertébrale et des membres inférieurs. Par
exemple, un enfant porteur de myéloméningocèle
peut ne parvenir à marcher à quatre pattes qu’à
l’âge de deux ans au lieu de neuf ou dix mois, comme
c’est normalement le cas, ou même ne jamais y parvenir,
en raison d’une trop grande faiblesse des muscles.
Au long de la croissance et du développement,
les objectifs du traitement se modifient et, par conséquent,
le traitement lui-même doit s’adapter aux nécessités
de chaque stade :
0 à 3 ans
Le traitement débute par une séance
d’explication aux parents de la nature du problème,
en langage clair et accessible, à l’aide de dessins
et figures facilitant la compréhension des informations fournies.
Dans ce premier temps,
l’équipe soignante doit non seulement mettre l’accent
sur les soins nécessaires à la vessie neurogène,
mais aussi accorder une part toute particulière à
la stimulation du développement moteur et cognitif. Elle
enseigne aux parents des exercices et activités à
réaliser quotidiennement, dans la mesure du possible à
la faveur de jeux et à un moment où l’enfant
est disposé à coopérer, en soulignant que le
développement commence par les acquisitions les plus simples
pour évoluer vers les plus complexes. Par exemple, avant
de réussir à s’asseoir sans appui, l’enfant
doit être capable de tenir sa tête droite et de rouler
sur lui-même.
Pour éviter les déformations, il
est recommandé d’immobiliser les articulations et,
pour certains enfants, d’utiliser des orthèses. Si
l’enfant présente une faiblesse au niveau du tronc
en position assise, on préférera la position debout
(orthostatisme), assistée par des appareils visant à
améliorer la force des muscles de l’abdomen et du dos.
L’orthostatisme assisté ne prévient pas les
déformations des hanches et des genoux, n’améliore
pas la force des muscles des jambes et son utilisation n’est
recommandée que jusqu’à l’âge de
quatre ans maximum.
Pour les enfants qui ne parviennent à se
déplacer qu’en se traînant en position assise,
un petit chariot autopropulsé, évitant les lésions
cutanées et facilitant les déplacements à la
maison comme à l’école est de grande utilité.
Il est indiqué pour les enfants de deux à quatre ans.
Au-delà de quatre ans est recommandé l’usage
d’un fauteuil roulant pour enfant. La locomotion est importante
pour le développement de l’enfant, car elle lui permet
de découvrir son environnement.
3 à 6 ans
À ce stade, l’équipe
soignante doit définir la capacité fonctionnelle de
l’enfant, tant pour la locomotion que pour les activités
du quotidien. L’évaluation de paramètres comme
le développement psychomoteur, la force musculaire, les déformations,
l’équilibre du tronc et la capacité à
se tenir debout, renseigne le kinésithérapeute sur
le potentiel moteur de l’enfant. Certains enfants réussiront
à marcher sur de longues distances, d’autres uniquement
à l’intérieur de la maison ou de l’école.
Les enfants au potentiel suffisant pour la déambulation
peuvent avoir besoin d’accessoires tels que béquilles,
cannes ou déambulateur pour les phases initiales du traitement.
Ceux qui souffrent d’une importante faiblesse musculaire ne
peuvent pas marcher et ont besoin d’un fauteuil roulant pour
faciliter leur participation à l’école et aux
activités de loisirs. Il est important qu’ils l’utilisent
même à la maison : en ne se traînant pas par
terre, ils éviteront les lésions cutanées.
Pour les enfants qui marchent, orthèses
et chirurgies orthopédiques peuvent améliorer la déambulation.
Les orthèses sont indiquées en vue de corriger le
positionnement des articulations en évitant les déformations
et de permettre à l’enfant une plus grande indépendance
pour la marche. Les chirurgies orthopédiques n’apportent
aucun bénéfice moteur aux enfants souffrant de faiblesse
musculaire accentuée.
Les activités recommandées
par le kinésithérapeute en vue de développer
et prévenir les déformations sont remplacées
par des activités physiques telles que natation, basket et
danse en chaise roulante. Ces activités aident non seulement
à fortifier la musculature du tronc et des membres supérieurs,
mais favorisent aussi l’intégration sociale. Les parents
doivent stimuler l’enfant à participer aux activités
du quotidien telles que l’alimentation, l’habillage,
la toilette et le transfert (du et vers le fauteuil roulant), en
le préparant à une plus grande indépendance
pour la période scolaire. Lorsque l’enfant est assisté
de manière excessive, on constate qu’il reste dépendant
même pour des tâches qu’il est capable de réaliser.
6 à 12 ans
Il est probable que les enfants qui ne parviennent
pas à marcher jusqu’à l’âge de six
ans n’y parviendront pas, quel que soit le traitement, indépendamment
de l’usage d’orthèses ou de chirurgies orthopédiques.
Il convient, durant cette période, d’attacher une importance
toute particulière à l’indépendance fonctionnelle,
tant pour les enfants qui marchent que pour ceux qui ne marchent
pas. L’indépendance dépend de facteurs propres
à l’enfant comme à son environnement. Les facteurs
propres à l’enfant sont l’absence de coordination
des membres supérieurs, absence d’équilibre,
déformations de la colonne vertébrale, obésité
et retard cognitif, car il rend difficile l’apprentissage
des activités. En ce qui concerne l’environnement,
l’utilisation du fauteuil roulant peut être rendue difficile
par sa taille et son type, ainsi que par la présence d’obstacles
tels qu’escaliers, portes étroites ou terrains accidentés.
Le rendement scolaire doit être suivi de près et les
activités sportives faire partie du quotidien de l’enfant.
À la faveur de visites à l’école, l’équipe
responsable pourra évaluer les obstacles rencontrés
et émettre des suggestions quant à l’installation
de rampes d’accès et à l’adaptation des
toilettes. Elle devra apporter aux professeurs toutes informations
nécessaires à la connaissance de la pathologie de
l’enfant et aux stratégies à suivre avec lui
en salle de classe.
Durant cette phase, certains enfants qui marchent
peuvent devoir se soumettre à des opérations chirurgicales,
principalement des pieds, afin d’améliorer leur équilibre
et leur déambulation.
Adolescence
À cet âge, doit
être donnée priorité à la socialisation
de l’enfant. Il est important que parents et professeurs l’encouragent
à participer à des sports et activités de loisirs
avec des amis et l’y aident. Il est également fondamental
que l’adolescent comprenne ce qu’est le spina bifida
et en connaisse les aspects et conséquences.
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